Barrage de Nurak
Vue aval depuis le barrage
Le lac crée par le barrage
Un paysage en passant
Mercredi, je commence par passer un col, puis c'est le premier contact visuel avec l'Afghanistan que je vais longer un moment. La route est super belle, les paysages aussi. Je m'arrête à Kalaichum où je trouve une maison d'hôtes le long de la rivière. Ils sont super mignons, ils ont protégé ma moto avec une bâche. Dans la nuit, gros orage avec coupure de courant.
Mon premier village afghan
Vue sur l'Afghanistan
La vallée qui sépare les deux pays
Encore une vue afghane
Vue depuis ma fenêtre
Jeudi, je continue de longer la frontière afghane, toujours des paysages magnifiques. Par contre, la route est archi défoncée. C'est dur, cassant, éprouvant pour la moto et le pilote. Je commence à rencontrer du monde, cyclistes et motards, allemands, français, espagnols, israéliens... En cherchant un endroit où dormir, je tombe sur mes copains allemands en Lada. Ils préfèrent camper, mais on ne trouve aucun endroit adéquat. On déniche une maison d'hôtes toute neuve pour un prix dérisoire, avec une vue magnifique sur l'Afghanistan.
Toujours la rivière qui marque la frontière
Au gîte, avec la voiture de mes copains allemands
Vendredi, 50 km de route pourrie jusqu'à Khorog. En plus, je ne suis pas en forme, je trouve une auberge de jeunesse et tombe comme une masse. Je reste une journée de plus sur place pour reprendre des forces.
Dimanche, je rentre dans le vif du sujet, je choisis la route directe, moins difficile que la route sud. Ca roule bien, les enfants me saluent dans les villages, je monte tranquillement jusqu'à 3500m à Jelondy, dernier village avant le premier col à plus de 4000m. Juste avant d'arriver, je rencontre un cycliste suédois de 65ans. On partagera la même chambre dans l'établissement où on profite des sources d'eau chaude avant le diner.
De la montagne...
Il faut leur faire confiance!
Lundi, je commence par un col à 4272m. Ca passe bien, mais la route se transforme en piste en haut. J'arrive sur un immense plateau d'altitude. Nouveaux paysages. Un peu plus tard, une vue magnifique sur les deux lacs salés de Sasykkul. Je tente une piste vers le nord qui s'avère impraticable. Je rejoins la route principale en hors piste, plus confortable... Je rencontre un couple de hollandais à moto que je vais suivre pendant un moment. Je passe ma première nuit en yourte à Alichur, tenue par une famille charmante.
Je prends de la hauteur!
Le plateau à 3800m
Ma yourte
Mardi, je continue jusqu'à Murghab, encore des vélos, d'abord mon suédois, que je suis agréablement surpris de voir si avancé, puis un japonais et un anglais. Je trouve une maison d'hôtes où je rencontre un irlandais et une française à vélo, et un couple de français et un belge qui ont loué une vieille Lada pour faire le Pamir. On passe une super soirée, on trouve un plan pour voir le match, accompagné de vodka et de bière...
Les paysages se succèdent
Mercredi, je passe le col le plus haut, 4655m. Comme d'habitude, la route en haut est très dégradée, mais aussi sur 20km après le col. Quand le bitume revient, il fait parfois des grosses vagues de plus d'un mètre de haut! Il y a encore pas mal de cyclistes européens sur la route. Puis j'arrive en vue du lac de Karakol, une scène de carte postale: le lac vert et bleu, les montagnes blanches. Je m'arrête passer ma dernière nuit tadjike dans une maison d'hôtes à Karakol près du lac.
Au pied du col
En haut...
Vue depuis le sommet
Arrivée au lac de Karakol
Jeudi, passage au Kirghizistan. D'abord longer le lac, puis monter jusqu'au poste frontière tadjike en haut du col à 4280m, avec une première traversée de rivière. Passage rapide, 10 min environ pour vérifier et tamponner mon passeport. Puis une vingtaine de km de no man's land que visiblement personne ne souhaite entretenir. Un chemin de terre en pente raide au début, puis toujours en descente dans une gorge le long d'une rivière. Ce que je craignais le plus arrive au mauvais moment : il se met à pleuvoir. Ca ne glisse pas encore trop, mais il ne faut pas traîner dans le secteur. Après la traversée d'une deuxième rivière, je dépanne un cycliste anglais d'une bouteille d'eau, et la pluie redouble d'intensité. Le chemin est devenu une marre de boue, je traverse une dernière rivière et arrive enfin au poste frontière kirghize sous le soleil. 20-25 min pour faire les papiers, et je repars pour me prendre un orage sur le nez. A Sary Tash, premier village, je change de l'argent et décide de pousser jusqu'à la prochaine grande ville : Och. Après le pire, le meilleur: la descente du plateau offre des paysages tous plus merveilleux les uns que les autres jusqu'à Och. J'y trouve un hôtel avec douche et wifi. Retour à la civilisation ! J'y reste une journée pour me remettre de cette semaine riche en émotions.
Passage de rivière dans le no man's land
Premier contact avec le Kirghizistan





















































